Paysages

Libéré de tout ancrage documentaire, le paysage s’ouvre comme une mémoire intime et universelle. Roses éclatants, verts lumineux et bleus translucides émergent du papier au fil des lavis, des réserves, des projections et des pigments qui se rencontrent. Le geste guide l’eau sans la contraindre, lui laissant inventer ses propres chemins, entre apparitions et effacements. De ce dialogue entre transparences, masses colorées et lignes naît une profondeur sensible. À la lisière du réel et de l’abstraction, formes et végétation rythment le regard, tandis que la technique s’efface peu à peu pour laisser place à un espace sensoriel.